Origine du maneki neko - 招き猫

Dans la province d'Hikone, à l'époque de l'ère Edo, se trouvait un temple délabré tenu par un prêtre très pauvre. Son seul compagnon était un chat qu'il a baptisé Tama et avec qui il partageait ses maigres ressources. Un jour, un violent orage s'abattit sur la région. Celui-ci surprit Naotaka II, seigneur de la province, qui revenait d'une partie de chasse. Pour s'abriter, il se réfugia sous un arbre situé en face du temple. Tama se tenait sur le parvis, et avec sa patte, il semblait inviter le seigneur à entrer. Intrigué, l'homme avança, et à peine était-il arrivé à sa hauteur que la foudre frappa l'arbre. Sauvé par le chat, Naotaka devint le bienfaiteur du temple afin de remercier l'animal de son acte.

A sa mort, le moine enterra Tama avec les honneurs et inventa le maneki neko pour que tous se souviennent de son histoire.


Croyances du maneki neko - 招き猫

La croyance la plus répandue affirme que la patte gauche levée attire les visites, tandis que la patte droite attire la chance et la fortune.

 

Concernant les couleurs : 

le maneki neko tricolore est un puissant porte-bonheur

le blanc est un symbole de pureté, de protection et de santé

le noir écarte les esprits maléfiques, le mal

le rouge est signe de prospérité et de succès

le doré ou jaune est symbole de richesse

le rose est signe d'amour

et le maneki neko vert apporte la réussite scolaire.

 

Les maneki neko portent souvent un collier rouge avec une clochette et une bavette décorative. Ces objets imitent les 

ornements portés par les chats des riches foyers de l'ère Edo.

Ils sont souvent représentés avec une grosse pièce dorée, appelée koban, utilisée au Japon pendant l'ère Edo. Un koban valait un ryô, une ancienne monnaie japonaise. Cette pièce s'inscrit fortement dans le rôle d'apportateur de fortune du maneki neko.


Omamori - お守り

Les omamori sont des amulettes japonaises provenant des religions shintoïsme et bouddhisme. Le mot mamori vient du verbe mamoru qui signifie "protéger"

omamori signifie donc "protection honorable".

 

L’amulette est habituellement faite de tissu. A l'intérieur se trouvent des papiers ou morceaux de bois contenant des prières qui sont supposées apporter de la chance au porteur lors d’occasions particulières.

Les omamori sont aussi utilisées pour se protéger de la malchance.

 

Il est souvent écrit sur un côté le nom du sanctuaire ou du temple d’où elles viennent, et de l’autre le type de charme.

Les omamori ne doivent jamais être ouvertes, sous peine de perdre ses capacités protectrices. Les amulettes n’ont pas de date d’expiration mais malgré tout elles sont remplacées chaque année.


Kokeshi - こけし

Les poupées Kokeshi sont des poupées sculptées dans du bois et peintes à la main, et n’ont ni bras ni jambes. 

 

Les poupées kokeshi ont été créées dans la province de Tôhoku, au Nord du Japon, à la fin de l’ère Edo.

La région était renommée pour ses onsens (sources chaudes), alors les artisans locaux qui travaillaient le bois, que l’on nomme les Kijishi, ont décidé de créer ces poupées pour les vendre comme souvenirs aux touristes.

Le mot Kokeshi viendrait de : ko = arbre et keshi = sculpter.

 

Une autre version dit qu'à l'origine, lors d'une période de grande famine, ces poupées étaient crées pour rendre hommage à des nouveaux-nés que les mères faisait mourir pour leur épargner une vie de misère.

Le mot Kokeshi viendrait alors de : ko = enfant et keshi = faire disparaître.

 

Les poupées kokeshi sont reconnues comme étant des portes-bonheur traditionnels.



Histoire du daruma - だるま

Daruma est la représentation d'un personnage extrêmement important de l'histoire du bouddhisme, Bodhidharma. Né prince en Inde, il vînt en Chine pour méditer en tant que prêtre bouddhiste. Il passa neuf années assis dans la position de méditation, face à l'entrée d'une grotte pour atteindre l'illumination.

 

Cette longue période d'ascène lui fit perdre l'usage de ses membres, c'est pour cela que la poupée le représentant est toute ronde, sans aucun membre apparent.

De plus, alors qu'il méditait, Bodhidharma s'endormit. Afin que cela ne se reproduise plus, le prêtre découpa ses paupières et les jeta au loin.

 

A l'endroit même où ses paupières se posèrent sur le sol, un premier plan de thé vert se mit à pousser. Les prêtres ont depuis continués d'utiliser le thé vert pour rester éveillés.

 

Bodhidarma est devenu un symbôle de persévérance. Les premiers daruma furent fabriqués au 18ème siècle au temple Shorinzan (aussi appelé daruma dera), pour donner force et courage au peuple. Les daruma sont fait de bois ou de papier maché, sous différents coloris.



Croyances du daruma - だるま

Il existe différentes couleurs de daruma, en fonction de la thématique du voeu à réaliser : 

- rouge : chasse les mauvais esprits

- blanc : bonheur en mariage et équilibre de vie

- noir : protection contre le mal

- jaune ou doré : fortune

- bleu : pour atteindre des objectifs personnels

- vert : santé

- rose : amour

 

Les daruma ont également des formes peintes sur leurs joues et des caractères inscrits.

 

Lorsque l'on veut utiliser un daruma il faut : 

- Bien réfléchir à votre voeu ou à un but à atteindre

- Prendre votre figurine et un feutre noir (ou de la peinture), et dessiner une première pupille sur le côté gauche de son visage tout en faisant votre souhait (dans votre tête). Puis posez votre daruma en hauteur.

- Jusqu'à ce que votre souhait se réalise, n'y touchez plus. Le jour ou votre voeu se réalise ou que vous avez atteint votre objectif, dessinez la seconde pupille (vous pouvez écrire un petit texte pour expliquer comment il s'est réalisé)

- Ensuite il est de coutume de brûler son daruma lors du daruma matsuri (festival du daruma). Vous pouvez le garder si vous le souhaitez, mais ceux qui veulent respecter les coutumes se rendront alors dans un temple bouddhiste.

Si le voeu ne se réalise pas au bout d'un an, vous pouvez le faire brûler dans son temple de fabrication, pour une symbolique de purification apportée par le feu, et pour informer les divinités que vous ne renoncez pas à votre souhait, mais que vous cherchez d'autres moyens de le réaliser.