Origine du bentô - 弁当

C’est dans le Japon de l’Ere Kamakura (1185-1333) que le bentô trouverait son origine. D'abord décliné sous forme de simples furoshiki (tissus servant à envelopper), il poursuit son évolution pendant l’Ere Moyoma grâce aux boîtes en bois laqué. C’est à partir de l’Ere Edo que le bento devient plus raffiné et ressemble un peu plus à nos actuels bento.

 

Le bentô prend la place à la fois du sandwich et du plat de restauration rapide. Mais c'est avant tout un repas qui est préparé à la maison tous les matins pour être consommé à l'école ou sur le lieu de travail. 

 

On trouve des bentô vendus partout au Japon (dans les supérettes, à bord des trains, dans des restaurants), mais la tradition familiale japonaise veut que la mère le prépare pour son époux et ses enfants pour le repas de midi.

Les enfants d'école maternelle n'ont pas de cantine et apportent chaque jour leur repas. Dans ce cas, le bentô est souvent agrémenté de décorations en forme de personnages mignons.

Le bentô exige que tout soit coupé pour être mangé facilement avec les doigts ou des baguettes.



Kimono et Yukata - 着物 / 浴衣

La principale différence est le tissu utilisé : le kimono est en soie et le yukata est en coton.

 

Les kimono sont portés par les femmes comme par les hommes, c'est un habit traditionnel.

Les kimono étant en soie, ils sont plus chers que les yukata, ils sont plus sophistiqués, leur design est unique et vous ne verrez jamais deux fois le même kimono.

L'autre différence est que le kimono possède au moins deux cols : un près du cou et un placé un peu plus bas. Il se porte avec une ceinture nouée dans le dos.

Quand vous portez un kimono, vous devez également porter des chaussettes et des chaussures spéciales appelées zori ou geta. Ces accessoires ne sont pas nécessaires quand vous portez un yukata. 

 

Les yukata eux sont essentiellement portés par les femmes. 

Ils se portent généralement en été, pendant les festivals. Ils sont aussi portés comme robes de chambres dans les hôtels ou les onsen (sources chaudes). 

 

Littéralement le mot kimono est une combinaison de ki = porter et de mono = chose et veut donc littéralement dire "chose à porter".

Le mot yukata est une combinaison de  yu = bain et de katabira = vêtement du dessous et signifie "habit de bain".



Le sake - 酒

Le sake désigne une boisson alcoolisée obtenue après fermentation du riz. Il est également appelé "nihonshu" (vin japonais).

La technique de fabrication du sake aurait été introduite de Chine vers le IIIème siècle. Puis au VIIème siècle, la cour impériale intègre le sake à certains rites religieux shintoïstes. Prenant le relais, les sanctuaires shintoïstes fabriquent du sake dans tout le pays. L’ancêtre du sake actuel était né. 

La qualité d’un sake dépend de trois facteurs essentiels définis par l’expression waza-mizu-kome: waza (le savoir-faire), mizu (la qualité de l’eau), et kome (la qualité du riz et son degré de polissage). Plus le riz est poli, plus la qualité du sake est grande.

 

- Le riz est poli  jusqu’à ne laisser que le coeur du grain.

- Une fois poli, le riz est lavé, humidifié, et cuit lentement par la vapeur.

- Une étape cruciale se prépare : le riz va recevoir le Koji (champignon microscopique) pour libérer les sucres simples. Ces sucres simples pourront ensuite fermenter en alcool.

- Au bout de trois jours on ajoute les levures et de l'eau de source pour la fermentation. Les levures vont se développer et commencer à produire l'alcool et les esters d'alcool.

- Ce processus dure 3 à 5 semaines. Le contenu est mélangé régulièrement.

- En fin de fermentation, le contenu des cuves est récupéré et pressé. Le sake est ensuite filtré et pasteurisé. Six mois plus tard, il est mis en bouteilles et peut être dégusté.



Fûrin, le carillon japonais - 風鈴

Les fûrin sont des petits carillons que les japonais accrochent près des portes et des fenêtres en été. C'est un objet traditionnel de décoration japonaise.

 

Arrivés de Chine avec le bouddhisme, les fûrin servaient à protéger les temples des mauvais esprits. L'objet s'est popularisé au XVIII° siècle.

Lorsque la climatisation n'existait pas, les japonais se relaxaient grâce aux fûrin car le tintement des clochettes leur donnait un sentiment de fraîcheur.

 

Les fûrin de formes traditionnelles sont en céramique, mais il en existe en métal et en verre. Il y a un petit morceau de papier accroché en dessous (tansatsu), qui grâce au vent, va engendrer un mouvement de la cordelette et du zetsu et faire sonner le carillon.



Eventail japonais - 団扇 / 扇

Il semble que les éventails aient fait leur apparition au Japon en même 

temps que le bouddhisme, vers le Vème siècle.

 

Il y a les éventails "uchiwa" - 団扇

Ce sont historiquement les premiers à avoir fait leur apparition sur l’archipel 

japonais. Ils sont de formes ovales, rondes ou carrées et dotés d’un manche.

Ils ne se plient pas. Traditionnellement l’uchiwa était fabriqué en bambou et 

papier. Ils étaient utilisés pour présenter un objet ou un courrier, mais aussi 

pour attiser le feu.

Aujourd'hui ils sont fréquemment fabriqués en plastique et distribués par les 

grandes enseignes ou certaines sociétés, il sert de support publicitaire.

Ce genre d’article est aussi offert en cadeau aux invités lors d'événements.

 

Les éventails "ôgi"- 

Eventails pliables, conçus autrefois avec des lamelles de bois reliées entre 

elles avec du fil de soie, puis ensuite fabriqués en papier et en tissu. 

Ils étaient utilisés comme arme pendant le moyen-âge pour diriger les troupes

ou pour se protéger d'une lame. Celui-ci avait alors une monture en acier.

Aujourd'hui les ôgi sont couramment utilisés par les moines bouddhistes et les 

prêtres shintô lors des cérémonies. Les japonais les utilisent encore dans le 

cadre de la cérémonie du thé, dans ce cas il s'agit d'un éventail spécifique, 

richement décoré. On les utilise aussi dans le cadre des représentations de 

théâtre, et dans les danses traditionnelles.

 

Les japonais utilisent encore couramment les éventails. Lors des grosses 

chaleurs de l’été, ou lors d'événements comme les festivals. Il est élégant pour

une femme d’avoir un éventail lorsqu'elle porte un yukata.



Les baguettes japonaises - 箸

Les baguettes sont les couverts de table utilisés en Asie. Elles sont originaires de Chine. L’utilisation de la baguette comme couvert est lié aux difficultés qu’à connu la Chine dans son économie. En effet les métaux ayant connu une importante hausse de leur prix, pour palier à cela la population s’est adaptée en utilisant les baguettes comme couvert car elles étaient faciles à fabriquer et elles pouvaient être en bois (matériaux bien plus abordable que le métal).

 

Les baguettes sont apparues au Japon au VIIe siècle après qu’une mission japonaise les ait ramenées d’un voyage en Chine. Les modèles japonais sont traditionnellement fabriqués en bois laqué, avec le bout pointu, permettant d'enlever les arêtes des poissons. De nos jours les baguettes sont en bois brut, en bois laqué, en bambou ou en plastique.

 

Il existe des règles concernant l'utilisation des baguettes.

- Pour commencer les baguettes se tiennent avec la main droite, car en tenant les baguettes de la même main, cela évite de se heurter avec ses voisins.

- Les baguettes doivent être posées sur un pose baguettes, pour le respect de l’hygiène.

- Planter la baguette à la verticale est très mal vu lors d’un repas. En effet ce geste est considéré comme un mauvais présage ou malheur, car il est réservé au culte des morts et des ancêtres. De même pour le croisement des baguettes.



Chanoyu, la cérémonie du thé - 茶の湯

La cérémonie du thé au Japon, appelée Chanoyu, est un art traditionnel inspiré en partie par le bouddhisme zen dans lequel le thé matcha est préparé de manière codifiée, 

et est servi à un petit groupe d'invités dans un cadre calme.

 

Un large ensemble d'ustensiles est nécessaire :

- Chakin, toile blanche et rectangulaire utilisée pour le nettoyage du bol.

- Fukusa, carré de soie utilisé pour le nettoyage de l'écope, et pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude.

- Hiskaku, louche en bambou utilisée pour transférer l'eau.

- Chawan, bol à thé.

- Natsume/Chaire, boîte à thé.

- Chashaku, écope à thé.

- Chasen, fouet à thé.

 

La pratique de la cérémonie du thé est apprise dans des écoles spécifiques. L’hôte, homme ou femme, porte un kimono. La cérémonie se déroule dans une maison du thé ou une chambre du thé qui sont généralement petites, la décoration doit être harmonieuse au niveau des couleurs et des matériaux, et modifiée à chaque réception donnée.

Chaque ustensile est nettoyé en présence des invités dans un ordre déterminé et en utilisant des gestes très précis, puis ils sont placés dans l’ordre exact de rangement en accord avec la préparation.

L’hôte place une quantité de thé vert en poudre dans le bol, et ajoute la quantité appropriée d’eau chaude, puis mélange.

Le bol est alors servi à l'invité d’honneur, et les salutations d'usage sont échangées entre celui-ci et l'hôte. L’invité salue le second invité et lève son bol dans un geste de respect pour l’hôte. Le second invité tourne le bol afin d'éviter de boire sur sa face avant et une fois qu'il a bu une gorgée de thé, essuie le bord, avant de le passer à l'invité suivant.

Une fois que les invités ont chacun bu le thé, l’hôte nettoie les ustensiles, et les invités peuvent alors les regarder de plus près. Puis les invités se retirent, et l'hôte les salue depuis

la porte de la pièce.



Samurai - 侍

Le terme "samurai", mentionné pour la première fois dans un texte du Xème siècle, vient du verbe "saburau" qui signifie "servir". Le samurai était un cultivateur ou un artisan qui servait un seigneur pendant la guerre, en se battant avec deux sabres. Au fils des années, le samurai est devenu un guerrier professionnel pour le seigneur de sa province.

La formation d'un samurai commençait dès son plus jeune âge dans une école spécialisée ou il recevait une éducation sévère, pour apprendre le contrôle de soi, à cacher ses sentiments, le maniement des armes blanches, la lutte et le tir à l'arc, l'équitation, et la calligraphie. Il recevait également une éducation religieuse shintoiste. 

 

Le samurai respectait le bushido (code d'honneur des guerriers), il lui était interdit de servir plusieurs maîtres en même temps, il ne pouvait pas mentir et devait toujours respecter ses paroles, il ne devait pas avoir peur de tuer.

Le samurai se battait avec deux lames, un "katana" (grand sabre japonais pouvant percer voire découper l'adversaire), et un "wakizashi" (sabre plus petit et discret). Les samurai possédaient aussi "un tanto" (petit poignard) qu'ils

cachaient sous leurs vêtements.

Le guerrier samurai pratiquait le "seppuku" (mort honorable), un suicide exécuté pour se défaire des ordres d'un maître qu'il jugeait immoral, pour se repentir d'un pêché, se punir d'un échec,...

 

Après avoir dominé le Japon pendant sept cents ans, jusqu'en 1868, cette classe guerrière disparut, les samurai sont devenus des militaires.



Les mascottes du Japon - マスコット

Les mascottes sont très populaires au Japon, chaque région possède son personnage pour la représenter, on les appelle les Yuru Kyara (personnage doux).

Chaque mascotte à un costume et des accessoires représentatifs de la région, et permet de dynamiser l'économie locale.

Certaines mascottes permettent aussi de représenter une profession, une action solidaire, comme Michika Ekino qui aide les passants à trouver leur chemin dans le métro, ou Pourisu-kun la mascotte des études de droits.

 

Chaque mascotte a une communauté de fans qui achètent les jouets, les t-shirts, et autres produits dérivés.

 

Des nouvelles mascottes ont été crées pour les Jeux Olympiques de 2020 qui se dérouleront à Tôkyô.

La mascotte bleue qui représente les jeux olympiques

classiques s'appelle Miraitowa (Mirai = avenir, Towa = éternité), la mascotte rose quant à elle représente les jeux paralympiques et se nomme Someity (tiré de l'anglais so mighty = si puissant).



Shodô (calligraphie japonaise) - 書道

Le shodo est l'art de bien former les caractères japonais, et signifie "la voie de l'écrit" ce qui renvoie à l'univers du bouddhisme. En Asie la calligraphie est considéré comme une science, un art traditionnel à part entière qui nécessite une formation. Dès l'école primaire, les élèves apprennent les bases de la calligraphie.

 

Traditionnellement, la maison japonaise est décorée par une inscription calligraphique bienveillante, poétique ou une phrase de sagesse. Les talismans de bonheurs vendus aux temples et les cartes postales comportent une inscription calligraphique.

 

La calligraphie se pratique à l'aide de 4 outils :

- le pinceau de calligraphie, dont la composition est différente

- le papier de riz ou papier shodo

- le bâton d'encre de Chine pour la fabrication de l'encre

- la pierre à encre qui permet de mélanger l'encre avec de l'eau

 

De nos jours, certains Japonais utilisent des crayons, des stylos à bille ou des feutres pour écrire des calligraphie. 



Ninja - 忍者

Les ninja, traditionnellement appelés "shinobi" étaient des espions ou des mercenaires jusqu'à l'époque Edo au Japon. 

Le mot "ninja" signifie "individu furtif", et "shinobi" signifie "combattant de l'ombre ".

Le ninja désigne aussi celui qui suit et achève la formation au ninjutsu, une discipline extrêmement rigoureuse tournée vers la survie, appliquée lors des périodes guerrières du Japon médiéval. Les ninja apprenaient des techniques de combat, et notamment l'utilisation d'armes classiques, le combat à mains nues (tai jutsu), mais aussi des techniques de camouflage, l'utilisation d'explosifs, de poisons, la prestidigitation (gen jutsu), la natation, l'équitation.

Les ninja utilisaient des armes et du matériel spécifique comme le ninjatô (sabre court), les kunai (couteaux de lancer), les shuriken (armes de jet), le kaginawa (grappin), le ashiko (griffes de pied positionnées sous la semelle pour escalader), le tegaki (griffes de paume pour le combat rapproché),...

 

Les fonctions du ninja comprenaient l'espionnage, le sabotage, l'infiltration, l'assassinat et la guérilla (combat d'unités mobiles, embuscades). Les ninja n'étaient pas soumis au bushidô (code d'honneur des guerriers). Leurs méthodes de guerre non conventionnelles n'étaient pas très appréciées par les guerriers samurai, qui accordaient beaucoup d'importance à l'honneur.

Aux yeux de la population, les ninja, par leur activité criminelle et leurs méthodes peu orthodoxes, faisaient partis des classes sociales dites "non humaines" ou "paria".

 

Après l'unification du Japon sous le Tokugawa, le ninja a peu à peu disparu. Mais la tradition du shinobi est devenue un sujet d'imagination et de mystère populaire au Japon. Le ninja est associé à des capacités légendaires telles que l'invincibilité, la marche sur l'eau...

Le ninjutsu a été très médiatisé et fortement déformé par le cinéma, et par les manga. Il existe cependant quelques écoles qui forment au ninjutsu.